Festival de BD « Bulles-Dakar » : Odia regrette l’absence de dessins de presse dans les médias

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SENtract – Au Sénégal, la première édition du festival de bande-dessinée et de dessin de presse « Bulle Dakar » s’est terminée, samedi 2 avril, après deux jours d’exposition, d’ateliers et de conférences, un festival pour la promotion de tous les dessinateurs sénégalais, qu’ils soient spécialisés dans la fiction ou caricaturistes… mais qui sont souvent peu connus du public, constate Rfi.

De grandes planches de bande-dessinée colorées sont affichées aux murs… A côté, sont aussi exposés des dessins de presse car les deux disciplines sont intimement liées.

Marieme Seck, fondatrice de la librairie et bibliothèque BD Passion Dakar, est l’une des partenaires du festival: « Beaucoup des dessinateurs qui font de la BD, viennent du dessin de presse. Dans un pays où il y a encore beaucoup de personnes qui ne savent pas lire, ouvrir le journal et regarder un dessin, c’est très, très parlant. Et c’est pour cela que c’est très populaire. »

« Le dessin de presse se porte assez bien »

Le caricaturiste Omar Diakité, alias « Odia », regrette que les dessins de presse ne soient pas plus présents dans les quotidiens sénégalais: « Le dessin de presse se porte assez bien, on va dire. Je ne vais pas dire très bien parce qu’on aurait souhaité que chaque journal puisse avoir son dessin de presse. Nous avons une vingtaine de quotidiens, il serait essentiel qu’au moins la moitié puisse utiliser des dessins de presse. »

L’invité d’honneur de ce festival était Oscar, dessinateur de presse guinéen pour qui la liberté d’expression vient avec des limites à se fixer: « Nous sommes des acteurs incontournables de la démocratie en Afrique, mais il y a des limites en tant que musulmans. Dans la communauté africaine, il y a des choses que l’on ne peut pas se permettre. On ne peut pas dénuder la femme. Du côté de la religion, aussi, il y a des limites parce qu’on ne peut pas sourire de tout. On ne peut pas tout dessiner. »

Les organisateurs espèrent que ce festival devienne un événement annuel au Sénégal.