Idrissa Diabira, DG de l’ADEPME, ce dimanche : « Les statistiques sur la mortalité des PME ne disent pas toujours le vrai »

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Idrissa Diabira, DG de l'ADEPME, sur le plateau du Jury du Dimanche, ce 14 aoüt 2022

Sentract- La question de l’emploi des jeunes et des femmes s’est invitée ce dimanche matin à l’émission Jury du Dimanche de ce 14 août 2022. Répondant à cette cruciale question, le Directeur général de l’Agence de Développement et d’Encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Idrissa Diabira a tenu à rappeler que l’emploi avant tout, c’est l’entreprise.

« C’est les entrepreneurs et les entreprises qui sont en capacité de créer des emplois. Dans le programme que nous avons mis en œuvre dans les 5 dernières années, c’est près de 30 mille entreprises qui ont pu être bénéficiaires de nos accompagnements. Près de 5 mille entreprises ont pu être formalisées. C’est au moins deux emplois qu’on arrive à créer ou à maintenir au niveau de cette entreprise que nous avons formalisée », a-t-il déclaré.

Aussi explique-t-il : « Dans les entreprises qui exportent c’est entre 8 et 10 emplois qu’on arrive à générer. Donc pour moi, la conclusion elle est toute trouvée en matière de création de richesse, de création d’emplois. Vous avez trois leviers à activer ».

Le premier, selon lui, c’est ceux qui n’ont pas encore entrepris et à qui il faut donner une chance d’entreprendre. Et c’est ce qui est fait avec la Der. Le deuxième, c’est la formalisation de nos entreprises. Parce que, a-t-il précisé, « formaliser des entreprises, c’est les permettre de grandir et de ne pas être des morts vivantes. C’est la possibilité d’accéder à de nouveaux marchés ». Et le dernier levier, soutiendra-t-il, « c’est de faire en sorte que les futurs champions puissent grandir et se développer. C’est l’exportation, c’est la formalisation et c’est la digitalisation ».

Cependant, il faut dire que la capacité d’absorption des demandeurs d’emploi est faible. « Parce que les entreprises ne sont pas suffisamment compétitives. Et les trois leviers que j’ai évoqués touchent l’entreprise au sens noble du terme. Parce que pour faire en sorte que les jeunes puissent trouver de l’emploi, ceux qui ont initié les entreprises, il faut qu’ils puissent grandir, qu’ils puissent être compétitifs », a-t-il soutenu.