Guillaume Soro décide de boycotter les législatives de mars prochain

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Tract – Le parti de l’ex-chef rebelle et ancien Premier ministre de Côte d’Ivoire Guillaume Soro, qui vit en exil, va boycotter les élections législatives du 6 mars, a-t-il annoncé hier samedi sur Twitter.

« Relativement aux élections législatives, Générations et peuples solidaires (GPS) décide de ne pas y participer », selon un tweet posté sur le compte du mouvement, sans autre explication.

Le groupe parlementaire pro-Soro, qui a connu de nombreuses défections ces derniers mois, ne compte plus que 10 députés à l’Assemblée nationale, avait indiqué mercredi à l’AFP son responsable Loukimane Camara.

GPS se démarque donc des deux grands partis d’opposition ivoiriens, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ex-président Henri Konan Bédié, et le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président Laurent Gbagbo, qui avec leurs alliés ont annoncé le 7 janvier leur participation aux législatives, avec l’objectif de remporter la majorité au parlement.

Seuls quelques petits partis d’opposition, ne comptant pas d’élus à l’Assemblée, avaient annoncé mercredi boycotter le scrutin.

Ancien proche du président Alassane Ouattara devenu opposant, Guillaume Soro, 48 ans, n’avait pu se présenter à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, sa candidature ayant été invalidée alors qu’il était vu comme un sérieux challenger par les analystes.

Vivant en exil depuis 2019, il a été condamné à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour recel de détournement de deniers publics. Il est aussi poursuivi pour tentative de putsch.

Après la réélection de M. Ouattara pour un troisième mandat controversé, Guillaume Soro avait lancé dans un message diffusé sur les réseaux sociaux un appel à l’insurrection générale, qui n’avait eu aucun écho en Côte d’Ivoire.

Les violences liées à l’élection présidentielle ont fait 87 morts et un demi-millier de blessés entre août et novembre. Le climat politique s’est considérablement apaisé depuis le lancement d’un dialogue entre le pouvoir et l’opposition, qui a notamment abouti à l’annonce de la participation des grands mouvements d’opposition aux législatives.

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