OUSMANE SENE SUR L’APPEL DE FONDS POUR PASTEF : « Cet argent est suspect, et le Ministre de l’Intérieur a le devoir »

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(Tract)- L’argent récolté par PASTEF est «suspect» selon Ibrahima Sène du PIT qui ne comprend et ne croit pas que des Sénégalais d’ici et d’ailleurs et qui ont été lourdement impactés par la Covid-19, aient pu souscrire autant d’argent en si peu d’heures.

 Rien ne détourne les tenants du pouvoir dans leur stratégie de jeter le doute sur la licéité de l’argent qui a été massivement collecté par PASTEF : 125 889 000 FCFA et 80 millions en promesses de don en seulement 8 heures.

Dans le sillage des autorités qui redoutent des financements occultes, Ibrahima Sène du Pit estime que l’argent collecté par PASTEF n’est pas clair. «Comment peut–on croire que des Sénégalais, au pays et dans la diaspora, lourdement sinistrés par la Covid-19, aient pu souscrire en seulement quelques heures pour 128 millions de FCFA de contribution au financement d’un Parti politique du pays, même si c’est PASTEF ! Cet argent est suspect, et le Ministre de l’Intérieur a le devoir de monter au créneau, d’autant plus qu’il est formellement interdit à tout Parti politique, de recevoir de l’argent de ‘l’étranger ou des étrangers’ pour son financement !»

Tapant toujours sur Sonko, le communiste estime que le leader de PASTEF «pensait donc bien faire, mais il s’est lamentablement gouré !» parce que dit-il, «PASTEF se prévaut d’avoir apporté des innovations dans le mode de financement des partis politiques au Sénégal, alors que cette prérogative relève de l’Assemblée nationale puisque c’est la loi qui organise leur mode de financement». Aussi ne manque-t-il pas d’apostropher ceux qui portent aux nues l’opposant : «Cessez donc de flatter son ‘égo’ en le poussant à défier la loi, rien que pour vos sombres objectifs politiques non avoués, ou pour vos besoins de se faire une publicité gratuite sur sa dépouille politique. Vous l’aviez fait avec Karim et avec Khalifa Sall, en leur faisant croire que le peuple serait derrière eux, les conduisant ainsi à la potence sans lever le plus petit doigt !»

«Le Sénégal n’est pas une République bananière où n’importe quel « Tiouné » peut faire la pluie ou le beau temps»

Dans son réquisitoire politique contre Sonko, Ibrahima Sène estime que «PASTEF ne devrait pas être naïf ou aveugle pour ses ambitions politiques démesurées, pour croire un seul instant, que le peuple va se mobiliser pour soutenir quelqu’un en porte à faux manifeste avec la Loi, et qui s’obstine à ne pas s’y conformer, malgré l’avertissement, rendu public, que l’Autorité compétente en la matière lui a servi ! Il doit savoir que le Sénégal n’est pas une République bananière, où n’importe quel « Tiouné » peut y faire la pluie ou le beau temps ». Selon lui, «c’est un pays régi par des lois et règlements auxquels il faut s’y soumettre, au risque de subir des sanctions pénales ou administratives en cas de leur violation».

Otant subitement sa robe de procureur à charge, Ibrahima Sène préfère donner quelques conseils au président de PASTEF : «Malgré mes différends profonds avec ce Parti du point de vue politique et idéologique, je ne lui souhaite pas de suivre la voie de confrontation avec l’Etat, dans laquelle le poussent ses soutiens, au risque de créer lui-même, les conditions légales de sa dissolution, obligeant de rentrer dans la clandestinité tous ceux qui continuent de croire en lui». «Connaissant ce que la clandestinité veut dire pour l’avoir vécue dans ma chair comme militant d’un Parti l’ayant vécue 20 ans durant après sa dissolution, je lui conseille de reprendre ses esprits, pour éviter une bataille juridique perdue d’avance, et qui va mettre son existence légale longtemps au frigo, et ses militants les plus aguerris, en prison pour de longues années !», lui dit-il non sans le prévenir : «Ecouter le chant des sirènes a toujours été fatal aux navigateurs !», conseil dans le journal Vox.

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